À Washington, le Sénégal a franchi une étape importante dans sa politique de développement durable en présentant son Compact Eau 2026-2030, en marge des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.
La délégation sénégalaise, conduite par Cheikh Diba et Abdourahmane Sarr, a pris part à cette rencontre internationale marquée par le lancement de l’initiative « Water Forward » de la Banque mondiale. Cette initiative vise à accélérer les investissements et les réformes dans le secteur de l’eau à l’échelle mondiale.
Cette présentation intervient dans un contexte international de plus en plus préoccupant, caractérisé par des tensions accrues sur les ressources hydriques. Ces pressions, exacerbées par les changements climatiques, ont des répercussions directes sur les économies, la stabilité sociale et la sécurité alimentaire.
Face à ces défis, le Sénégal entend jouer un rôle moteur en proposant une approche structurée et ambitieuse.
Sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye et en cohérence avec les orientations du Premier ministre Ousmane Sonko, l’eau est désormais érigée en priorité stratégique dans le cadre de la Vision Sénégal 2050.
Le Compact Eau 2026-2030 s’inscrit également dans les engagements internationaux du pays, notamment l’Agenda 2030 des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Il contribue en outre aux préparatifs de la future Conférence des Nations Unies sur l’eau prévue en 2026.
Des objectifs chiffrés et structurants
Le programme repose sur des engagements concrets et mesurables. Il prévoit notamment la mobilisation de près de 7 milliards de dollars d’investissements, l’atteinte de l’accès universel à l’eau potable d’ici 2030, la modernisation des systèmes d’assainissement, le renforcement de la résilience climatique des infrastructures hydrauliques.
Au-delà des chiffres, les autorités sénégalaises mettent en avant une ambition sociale forte : améliorer durablement les conditions de vie des populations, réduire les inégalités territoriales et soutenir une croissance inclusive.
La réussite de ce compact repose sur une dynamique partenariale élargie. L’État sénégalais appelle à une implication coordonnée des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et de la société civile.
Les autorités assurent, par ailleurs, vouloir poursuivre les réformes engagées afin de faire du secteur de l’eau un levier central de transformation économique et sociale.
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