Injure, menace, chantage et diffusion de données à caractère personnel sont les charges qui ont été retenues, hier mardi, contre S.l.Diop par le Tribunal des flagrants délits de Dakar. Ses déboires judicaires fait suite à une plainte déposée le 24 mars dernier, par son ex-compagne, K. Cissé qui l’accuse d’avoir enregistré une vidéo intime d’elle à son insu lors d’un appel vidéo.
Il ressort de l’enquête diligentée par la Division spéciale de cybersécurité
(DSC) que l’homme âgé de 49 ans entretenait une relation amoureuse entre
2022 et 2023 avec la partie civile. Une relation au cours de laquelle les
tourtereaux échangeaient des contenus intimes. La plaignante affirme qu’une vidéo a été enregistrée à son insu lors d’un appel vidéo. Lors de son audition, S. Diop a reconnu avoir effectué cette capture sans consentement, précisant en avoir informé sa copine après coup.
K. Cissé déclare avoir reçu, dans la nuit du 12 mars 2026, des messages injurieux accompagnés de vidéos intimes la concernant, envoyées en mode éphémère. Entendu par les enquêteurs, le mis en cause confirme ces faits, évoquant une réaction sous le coup de la colère après une dispute.
L’exploitatjon des téléphones de S. I. Diop, réalisée avec son accord, a permis de découvrir plusieurs vidéos à caractère intime impliquant différentes personnes, dont certaines ont été identifiées. Le sieur Diop indique conserver ces contenus à titre personnel, pour se souvenir de ces moments.
À la barre, S. I. Diop a reconnu les faits de collecte et de diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, avant de présenter ses excuses. De son côté,
K. Cissé a reconnu avoir envoyé ses vidéos intimes au prévenu dans le cadre de leur relation, qui a duré trois ans. Elle lui a accordé son pardon et n’a pas réclamé de dommages et intérêts.
Le procureur de la République a requis l’application de la loi pénale. La défense, assurée par Me Takha Cissé, a plaidé en replaçant les faits dans leur contexte. Selon l’avocat, les relations entre les deux parties se sont détériorées après le mariage du prévenu avec une autre femme. À la suite d’échanges tendus, la partie civile aurait insulté le prévenu. Piqué par la colère, ce dernier lui aurait envoyé une vidéo éphémère pour lui rappeler leur relation passée. Me Cissé a ainsi sollicité la clémence du tribunal. Rendant son délibéré, le Tribunal le déclare coupable et le condamne à 3 mois avec sursis.
Farmata Ba







