À Dakar, les autorités sénégalaises franchissent une nouvelle étape dans la gouvernance environnementale du secteur extractif. Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, a présidé ce 7 avril 2026 un atelier stratégique consacré à la validation des projets de textes encadrant le Fonds de Réhabilitation des Sites Miniers et de Carrières (FRSMC).
Cette rencontre vise à accélérer la mise en œuvre de ce mécanisme appelé à jouer un rôle central dans la remise en état des sites après exploitation. À terme, le fonds devra garantir une activité minière à la fois économiquement viable et respectueuse des équilibres environnementaux.
Selon les autorités, plusieurs insuffisances persistent dans le secteur, notamment en matière d’évaluations environnementales, d’harmonisation des plans de fermeture des mines et de solidité du cadre réglementaire. La création du FRSMC entend ainsi sécuriser les ressources financières dédiées à la réhabilitation des sites dégradés.
Inscrit dans le Code de l’environnement, ce fonds est présenté comme un levier stratégique pour renforcer la responsabilité des opérateurs miniers. Il ambitionne également de restaurer les écosystèmes affectés et d’améliorer les conditions de vie des populations riveraines des zones d’exploitation.
Les travaux engagés devraient aboutir à l’adoption de textes précisant les modalités d’alimentation du fonds, les règles de gouvernance ainsi que les mécanismes de coordination entre les différents acteurs du secteur.
Au-delà de l’enjeu écologique, les autorités mettent en avant une vision plus large : faire de la réhabilitation des sites miniers un moteur de développement territorial, au service de la résilience environnementale et du bien-être des communautés.
Organisé avec l’appui de la Société des Mines du Sénégal, du Service géologique national et du secrétariat technique du secteur Hydrocarbures et Mines, cet atelier s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la gouvernance des ressources extractives au Sénégal.
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