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samedi, septembre 12, 2026
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DEVANT LE COMITÉ DE PILOTAGE DU PACTE NATIONAL DE STABILITÉ SOCIALE

Sonko appelle les Sénégalais à se serrer la ceinture pour reconstruire le pays

Face à un héritage économique qu’il qualifie de “catastrophique”, le Premier ministre Ousmane Sonko appelle les Sénégalais à se serrer la ceinture pour participer à la reconstruction du pays. Installant hier le comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale, il a annoncé des mesures de relance et des baisses prochaines sur l’électricité et les produits pétroliers.

Devant le comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale, Ousmane Sonko a dressé hier un diagnostic sans concession de l’état des finances publiques, tout en traçant la voie d’un redressement fondé sur la rigueur et la responsabilité collective.

Après avoir écouté les interventions des acteurs (Syndicats et Patronat), le Premier ministre a soutenu de prime abord qu’il aimerait que ces derniers contextualisent leurs discours et leurs revendications.

Ousmane Sonko rappelle en effet que son gouvernement a hérité d’une situation économique catastrophique, et plus personne n’en doute aujourd’hui.

Ainsi, souligne-t-il, il est fondamental de se référer à la réalité de la situation actuelle. A l’en croire, le pays n’est pas en bonne santé financière ni budgétaire. “J’insiste sur ce point afin que nos partenaires — qu’ils soient issus des organisations patronales ou syndicales — comprennent ce qui est possible et ce qui ne l’est pas dans le contexte présent. Personne ne peut ignorer que la dette constitue un lourd fardeau. Le service de la dette mensuel est extrêmement élevé, et notre taux d’endettement atteint environ 130 %. La majeure partie de nos recettes sert à rembourser la dette, ce qui limite considérablement nos marges de manœuvre. Nous avons hérité du régime précédent”, a-t-il expliqué.

Surendettement sous le régime de Macky Sall: “Il faut qu’il y ait un procès…”

Poursuivant, le chef du gouvernement souligne que la responsabilité de cet endettement et de cette gestion incombe à Macky Sall et à son régime. “Il faut à ce propos qu’il y ait un procès, que justice soit rendue, car des fautes graves ont été commises, des torts importants ont été causés à la Nation et à nos capacités d’action, notamment pour impulser nos programmes sociaux”, a laissé entendre hier le Premier ministre.

Il estime que c’est à partir de cette situation de référence héritée de l’ancien régime que les nouvelles autorités devront travailler et bâtir leurs solutions. “Nous savons pourquoi les Sénégalais nous ont portés au pouvoir. Nous connaissons leurs souffrances et nous avons de la compassion pour ce qu’ils vivent au quotidien”, a indiqué Ousmane Sonko. Qui assure que lorsqu’ils auront surmonté cette étape difficile, leur objectif est que chaque Sénégalais ressente le bonheur et les retombées du développement, de sorte que plus personne n’ait besoin d’aller chercher la stabilité ou une vie meilleure ailleurs.

Mais, précise-t-il, il faut le dire clairement : aucune justice sociale n’est possible sans création de richesse. Selon lui, le problème du Sénégal, c’est que les anciennes autorités voulaient redistribuer une richesse qu’elles n’avaient pas encore créée. “Elles avaient préféré s’endetter massivement, cherchant à réaliser sans produire, à construire sans mettre réellement le pays au travail”, regrette-t-il.

Le Premier ministre appelle dans la foulée les Sénégalais à se serrer la ceinture pour créer de la richesse. Parce que, dit-il, sans création de richesse, même si tout le pays s’immobilise pendant des mois, même si les gens multiplient les grèves, l’actuel pouvoir ne pourra rien faire. “Il nous faut d’abord travailler à créer de la richesse, à relancer l’économie, à favoriser la création d’emplois et à générer des recettes qui permettront à l’État d’accroître sa capacité à offrir des biens et des services à la population”, préconise-t-il.

Ousmane Sonko pense que ce climat de stabilité doit aussi permettre de discuter avec les syndicats et le patronat en toute transparence, sans faux-semblants, en se disant la vérité. Ainsi, souligne-t-il, lorsque les acteurs sociaux comprendront que certaines revendications ne peuvent pas être satisfaites immédiatement, ils pourront dire la vérité à leurs bases respectives, dans un esprit de responsabilité et de compréhension mutuelle.

Baisse annoncée sur les tarifs de l’électricité

Malgré la situation difficile que traverse le pays, le Premier ministre assure que le budget national a été orienté vers une meilleure prise en charge des préoccupations sociales des Sénégalais. Aux politiciens qui veulent mettre en mal le nouveau régime aux Sénégalais, Sonko rétorque que ces taxes n’entrent ni dans les poches du Président, ni dans celles de qui que ce soit. Elles servent, dit-il, à alimenter le plan de redressement économique, dont l’objectif est de relancer durablement l’économie nationale.

Sa conviction, les projets catalytiques du nouveau gouvernement— ceux qui doivent transformer le pays — ne peuvent plus dépendre exclusivement des financements extérieurs. Car au moindre choc, note-t-il, les partenaires ferment le robinet, et les projets se retrouvent bloqués. Or, ajoute-t-il, un pays souverain doit pouvoir financer ses propres priorités.

C’est pourquoi, il dit accorder une importance particulière à la réhabilitation et au développement de nos infrastructures stratégiques: “les infrastructures portuaires et aéroportuaires, les agropoles du Sud et du Centre, le réseau gazier national, le secteur de l’énergie, les grands projets de transfert d’eau, ainsi que les plans de sauvetage des entreprises publiques majeures comme la Sonacos, Air Sénégal ou La Poste, dont la survie impacte directement notre économie”.

Ousmane Sonko de demander au ministère des Finances de faire en sorte de sauver ces entreprises précitées et de lancer les grands travaux en mobilisant nos propres ressources. Lorsque ce n’est pas possible à travers des partenariats public-privé (PPP), ajoute-t-il, il faut que le financement soit souverain, porté par nos moyens nationaux.

Toujours selon lui, le gouvernement travaille également à soulager les souffrances des Sénégalais. “Je vous annonce que, dans les prochains jours, le gouvernement prendra des mesures de baisse sur les tarifs de l’électricité ainsi que sur les prix des produits pétroliers — notamment l’essence, le gaz et le gasoil”, a-t-il fait savoir. 

Pour ce qui est des arriérés dus aux entreprises privées, il informe que la loi de finances rectificative a inscrit une enveloppe de 500 milliards de FCFA destinée au règlement de ces arriérés. Avant de préciser que le ministère a toutefois demandé à l’Inspection Générale des Finances (IGF) de procéder à un audit de ces créances, afin de distinguer la partie saine de la partie malsaine. “Cet audit devrait s’achever prochainement, et nous comptons ensuite déployer des efforts substantiels pour apurer la dette intérieure”, a-t-il conclu à ce propos.

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Devant le comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale, Ousmane Sonko a dressé hier un diagnostic sans concession de l’état des finances publiques, tout en traçant la voie d’un redressement fondé sur la rigueur et la responsabilité collective.

Après avoir écouté les interventions des acteurs (Syndicats et Patronat), le Premier ministre a soutenu de prime abord qu’il aimerait que ces derniers contextualisent leurs discours et leurs revendications.

Ousmane Sonko rappelle en effet que son gouvernement a hérité d’une situation économique catastrophique, et plus personne n’en doute aujourd’hui.

Ainsi, souligne-t-il, il est fondamental de se référer à la réalité de la situation actuelle. A l’en croire, le pays n’est pas en bonne santé financière ni budgétaire. “J’insiste sur ce point afin que nos partenaires — qu’ils soient issus des organisations patronales ou syndicales — comprennent ce qui est possible et ce qui ne l’est pas dans le contexte présent. Personne ne peut ignorer que la dette constitue un lourd fardeau. Le service de la dette mensuel est extrêmement élevé, et notre taux d’endettement atteint environ 130 %. La majeure partie de nos recettes sert à rembourser la dette, ce qui limite considérablement nos marges de manœuvre. Nous avons hérité du régime précédent”, a-t-il expliqué.

Surendettement sous le régime de Macky Sall: “Il faut qu’il y ait un procès…”

Poursuivant, le chef du gouvernement souligne que la responsabilité de cet endettement et de cette gestion incombe à Macky Sall et à son régime. “Il faut à ce propos qu’il y ait un procès, que justice soit rendue, car des fautes graves ont été commises, des torts importants ont été causés à la Nation et à nos capacités d’action, notamment pour impulser nos programmes sociaux”, a laissé entendre hier le Premier ministre.

Il estime que c’est à partir de cette situation de référence héritée de l’ancien régime que les nouvelles autorités devront travailler et bâtir leurs solutions. “Nous savons pourquoi les Sénégalais nous ont portés au pouvoir. Nous connaissons leurs souffrances et nous avons de la compassion pour ce qu’ils vivent au quotidien”, a indiqué Ousmane Sonko. Qui assure que lorsqu’ils auront surmonté cette étape difficile, leur objectif est que chaque Sénégalais ressente le bonheur et les retombées du développement, de sorte que plus personne n’ait besoin d’aller chercher la stabilité ou une vie meilleure ailleurs.

Mais, précise-t-il, il faut le dire clairement : aucune justice sociale n’est possible sans création de richesse. Selon lui, le problème du Sénégal, c’est que les anciennes autorités voulaient redistribuer une richesse qu’elles n’avaient pas encore créée. “Elles avaient préféré s’endetter massivement, cherchant à réaliser sans produire, à construire sans mettre réellement le pays au travail”, regrette-t-il.

Le Premier ministre appelle dans la foulée les Sénégalais à se serrer la ceinture pour créer de la richesse. Parce que, dit-il, sans création de richesse, même si tout le pays s’immobilise pendant des mois, même si les gens multiplient les grèves, l’actuel pouvoir ne pourra rien faire. “Il nous faut d’abord travailler à créer de la richesse, à relancer l’économie, à favoriser la création d’emplois et à générer des recettes qui permettront à l’État d’accroître sa capacité à offrir des biens et des services à la population”, préconise-t-il.

Ousmane Sonko pense que ce climat de stabilité doit aussi permettre de discuter avec les syndicats et le patronat en toute transparence, sans faux-semblants, en se disant la vérité. Ainsi, souligne-t-il, lorsque les acteurs sociaux comprendront que certaines revendications ne peuvent pas être satisfaites immédiatement, ils pourront dire la vérité à leurs bases respectives, dans un esprit de responsabilité et de compréhension mutuelle.

Baisse annoncée sur les tarifs de l’électricité

Malgré la situation difficile que traverse le pays, le Premier ministre assure que le budget national a été orienté vers une meilleure prise en charge des préoccupations sociales des Sénégalais. Aux politiciens qui veulent mettre en mal le nouveau régime aux Sénégalais, Sonko rétorque que ces taxes n’entrent ni dans les poches du Président, ni dans celles de qui que ce soit. Elles servent, dit-il, à alimenter le plan de redressement économique, dont l’objectif est de relancer durablement l’économie nationale.

Sa conviction, les projets catalytiques du nouveau gouvernement— ceux qui doivent transformer le pays — ne peuvent plus dépendre exclusivement des financements extérieurs. Car au moindre choc, note-t-il, les partenaires ferment le robinet, et les projets se retrouvent bloqués. Or, ajoute-t-il, un pays souverain doit pouvoir financer ses propres priorités.

C’est pourquoi, il dit accorder une importance particulière à la réhabilitation et au développement de nos infrastructures stratégiques: “les infrastructures portuaires et aéroportuaires, les agropoles du Sud et du Centre, le réseau gazier national, le secteur de l’énergie, les grands projets de transfert d’eau, ainsi que les plans de sauvetage des entreprises publiques majeures comme la Sonacos, Air Sénégal ou La Poste, dont la survie impacte directement notre économie”.

Ousmane Sonko de demander au ministère des Finances de faire en sorte de sauver ces entreprises précitées et de lancer les grands travaux en mobilisant nos propres ressources. Lorsque ce n’est pas possible à travers des partenariats public-privé (PPP), ajoute-t-il, il faut que le financement soit souverain, porté par nos moyens nationaux.

Toujours selon lui, le gouvernement travaille également à soulager les souffrances des Sénégalais. “Je vous annonce que, dans les prochains jours, le gouvernement prendra des mesures de baisse sur les tarifs de l’électricité ainsi que sur les prix des produits pétroliers — notamment l’essence, le gaz et le gasoil”, a-t-il fait savoir. 

Pour ce qui est des arriérés dus aux entreprises privées, il informe que la loi de finances rectificative a inscrit une enveloppe de 500 milliards de FCFA destinée au règlement de ces arriérés. Avant de préciser que le ministère a toutefois demandé à l’Inspection Générale des Finances (IGF) de procéder à un audit de ces créances, afin de distinguer la partie saine de la partie malsaine. “Cet audit devrait s’achever prochainement, et nous comptons ensuite déployer des efforts substantiels pour apurer la dette intérieure”, a-t-il conclu à ce propos.