Jammeh exige des garanties
Après près de neuf ans d’exil en Guinée équatoriale, l’ancien président gambien Yahya Jammeh a annoncé son intention de rentrer pacifiquement dans son pays au courant du mois de novembre 2025. Dans un communiqué officiel, son mandataire à Banjul invoque ses droits constitutionnels et réaffirme son engagement pour la paix et la stabilité nationale.
L’ancien Président gambien Yahya Jammeh, écarté du pouvoir en 2017 puis exilé en Guinée Equatoriale à la suité de la crise post-électorale, veut rentrer dans son pays avant la fin de l’année 2025. A en croire son représentant à Banjul, l’honorable Momodou Yafaye Tamba, Babili Mansa a officiellement fait part de son intention de retourner pacifiquement chez lui au courant du mois de novembre 2025.
Monsieur Tamba de déclarer qu’une correspondance officielle a été adressée au Président Adama Barrow, au Président de l’Assemblée nationale, ainsi qu’à la CEDEAO, à l’Union africaine et aux Nations unies.
L’ancien chef de l’État, qui vit en Guinée équatoriale depuis son départ du pouvoir en janvier 2017, affirme que son retour s’inscrit dans le cadre de ses droits constitutionnels et de l’accord conjoint CEDEAO-UA-ONU signé le 21 janvier 2017. Cet accord, note-t-on dans le communiqué signé par son mandataire Momodou Yafaye Tamba, lui garantit la liberté de rentrer en Gambie à tout moment.
Le document souligne que Yahya Jammeh « réaffirme solennellement » son engagement en faveur de la paix, de l’unité nationale et de la stabilité de l’État, insistant sur le caractère pacifique de son futur retour.
Son représentant et porte-parole de préciser que cette décision est motivée par le « désir sincère » de contribuer à la cohésion nationale, au-delà de toute appartenance politique.
Toutefois, le communiqué signé par Monsieur Tamba conteste par ailleurs la validité juridique de la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC) ainsi que celle de la Commission Janneh, estimant que ces organes « ne sont pas des tribunaux » et que leurs conclusions ou les livres blancs qui en découlent sont « nuls et non avenus en droit ».
Selon le texte, ces éléments « ne sauraient porter atteinte aux droits et privilèges » de l’ancien président en tant que citoyen gambien.
Dans son message rapporté par son mandataire, M. Jammeh invite également les Gambiens à « défendre collectivement la paix, la discipline nationale, le respect mutuel et la réconciliation sincère », affirmant que la stabilité du pays « ne doit jamais être compromise ».
L’ancien Chef de l’Etat gambien en profite pour appeler les autorités gambiennes et les partenaires internationaux à mettre en place des garanties juridiques et constitutionnelles pour assurer la sécurité, la dignité et les droits de l’ancien Président à son retour.
Il exprime enfin sa profonde gratitude au Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et au peuple de Guinée équatoriale pour leur « hospitalité et protection » durant ses huit années d’exil. La déclaration conclut en affirmant que cette annonce vise à « dissiper les fausses informations, décourager les divisions et réaffirmer la foi collective dans l’unité du peuple gambien ».







